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L'éco-construction ...

... Une réponse au
Développement Durable ?





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# Posted on Sunday, 27 January 2008 at 6:29 AM

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Sommaire




Introduction
p.2



I / Un monde confronté au défi du développement durable
p.3



A- Une prise de conscience internationale
p.3

B- Des énergies nouvelles pour un développement durable
p.5



II / L'éco-construction au service du développement durable
p.7



A- La place de l'habitat dans le développement durable
p.7

B- Une démarche de réflexion nationale : le Grenelle de l'environnement
p.10

C- L'éco-construction tient salon
p.12



III / Des initiatives locales en éco-construction
p.18



A- Une commune dans l'action : Langouët en Ille et Vilaine
p.18


> a) La rénovation de l'école maternelle et primaire publique
p.19

> b) Le lotissement de la « prairie Madame »
p.20

> c) Questionnaire au maire de Langouët Mr Daniel Cueff
p.21

> d) Interview d'une habitante du lotissement écologique la « prairie Madame »
p.22


B- Des expériences multiples sur le territoire régional : quelques illustrations
p.24



Conclusion
p.27



Bibliographie
p.28




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# Posted on Sunday, 27 January 2008 at 6:35 AM

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Introduction


Depuis de nombreuses années notre planète subit au quotidien les actions de l'homme. Ces dernières ont provoqués un réchauffement climatique qui s'accélère de plus en plus au risque de produire d'ci à cinquante ans de grandes catastrophes.
Si l'homme ne change pas ses habitudes, son mode de vie rapidement, la vie de la Terre sera alors mise en jeu.
C'est pour cela, qu'aujourd'hui, la notion de « développement durable » est devenue incontournable.
Pour sensibiliser les populations, de nombreux documentaires sont parus, comme ceux de Yann-Arthus Bertrand, de Alastair Fothergill « Un jour sur terre » ou encore d'Al Gore « Une vérité qui dérange ».
Tous ces témoignages, permettent aux populations de prendre un peu plus conscience du réel problème à venir. Mais malgré les nombreuses actions menées, le chemin est encore très long pour aboutir à un équilibre dans l'utilisation des ressources terrestres.
Ainsi la question de l'énergie est au centre de développement durable.
Pour respecter un peu plus l'environnement, l'homme va devoir baisser réellement sa consommation d'énergie. Car cette dernière a un impact très important sur l'écosystème de la planète bleue.
Pour baisser cette consommation trop importante, on peut commencer par modifier nos modes de construction. Le bâtiment est en effet un domaine particulièrement concerné par cette obligation qu'ont les hommes de changer leur manière de vivre.
Si chacun fait évoluer la façon de construire son logement, en utilisant de nouveaux matériaux et en respectant certains principes alors notre planète peut espérer rester vivable plus longtemps.
Dans ce dossier nous avons choisi de traiter le sujet de l'éco-construction, de son importance pour répondre au défi du réchauffement climatique et de l'opportunité qu'elle représente pour contribuer à un développement durable. D'autre part, l'éco-construction donne la possibilité d'agir à tous les niveaux et illustre concrètement la capacité de chacun à bâtir un monde meilleur.
Dans un premier temps nous vous proposons de définir la notion de développement durable et de situer les enjeux liés aux énergies utilisées par l'homme.
Nous mettrons ensuite l'accent sur l'habitat écologique en s'appuyant notamment sur des initiatives nationales récentes ainsi que sur des actions locales.


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# Posted on Sunday, 27 January 2008 at 6:36 AM

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I / Un monde confronté au défi du développement durable


A- Une prise de conscience internationale.




La notion de développement durable, traduite de l'anglais « sustainable developpement » apparaît pour la première fois dans les années 1980 ; et est utilisée dans le langage courant depuis 1987 avec la publication du rapport Brundtland qui expose sa définition. Ce rapport intitulé « Notre avenir à tous » fut présenté en 1987 par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, alors premier ministre et Présidente de la Commission mondiale pour l'environnement et le développement (CMED).
Il fut commandé trois ans auparavant par l'Assemblée des Nation Unies et confié à un groupe d'experts réunis dans la CMED.
Ce rapport tire la sonnette d'alarme et appelle à un projet de développement mondial respectant l'environnement afin de poursuivre la croissance économique et l'exigence de justice sociale. C'est dans ce rapport qu'apparaît pour la première fois la notion « développement durable ».
Il y est écrit que : « Le développement durable vise à satisfaire les besoins de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Il y eu évidemment avant cette date de nombreuses personnes à se pencher sur les questions de l'environnement. Dès le début du XIXème siècle par exemple l'économiste Ricardo, s'interrogea sur les limites que la Terre, avec ses ressources disponibles en quantité finie, imposait à la croissance économique.
Ce n'est finalement qu'au début des années 1970 que la population et les gouvernements prennent peu à peu conscience des limites environnementales de la croissance. Dans ce contexte, la plupart de ces gouvernements, en particulier ceux des grands pays industriels créent des ministères de l'environnement.
En 1972, les Nations Unies organisent une première conférence internationale sur l'environnement, à Stockholm, et créent le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). La « déclaration de Stockholm » a placé les questions écologiques au rang des préoccupations internationales.
Cette déclaration a marqué le début d'un dialogue entre les pays industrialisés et les pays en développement. La réflexion sur les conséquences de la croissance économique, sur l'équilibre de notre écosystème est lancée.

On visait, dorénavant à promouvoir l'écodéveloppement, c'est-à-dire à articuler le social, l'écologie et l'économie. Il s'agissait d'inventer un nouveau mode de développement associant croissance et redistribution des richesses tout en préservant le patrimoine environnementale.

Vingt ans plus tard à Rio le « Sommet de la Terre » composé de 166 états s'est réuni et à adopter une nouvelle déclaration dite de « Rio ».
Cette dernière fait état d'une détérioration importante de l'environnement entre 1972 et 1992. Elle commence à préciser les droits et les responsabilités de chaque pays en matière d'environnement et met l'accent sur le rôle des différents acteurs pour la mise en œuvre du développement durable.

Suite à la déclaration de Rio une Convention sur le climat et la biodiversité a été adoptée.
Cette Convention a abouti à la signature du protocole de Kyoto en 1997.
Ce protocole n'est entré en vigueur qu'en Février 2005. Il engage sur la période 2008-2012, les 38 pays développés qui l'ont signé à réduire leur consommation de gaz carbonique de 5.5% en moyenne par rapport au niveau atteint en 1990. Chaque pays se voit fixer un taux limite.
Cependant ce protocole n'est pas approuvé par la totalité des pays développés. Les Etats- Unis et l'Australie notamment ne l'ont pas ratifié.
Il n'est d'autre part pas respecté par plus de la moitié des signataires.

Du 3 au 14 Décembre 2007 à l'initiative des Nation Unies le Sommet de la Terre s'est à nouveau réuni dans le cadre de la Conférence de Bali.
190 pays y étaient représentés. Cette conférence avait pour but d'établir un accord prolongeant le protocole de Kyoto qui arrive à échéance fin 2012.
Les négociations pour cet accord devront être lancées au plus tard en Avril 2008 et conclues lors de la prochaine Conférence du Sommet de la Terre sur le climat fin 2009 à Copenhague.
La conférence de Bali a permis par ailleurs d'obtenir des avancées en matière de lutte contre la déforestation, d'aide aux pays en développement dans leurs efforts pour s'adapter aux effets du changement climatique, et d'aide technologiques en direction de ces pays.

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# Posted on Sunday, 27 January 2008 at 6:38 AM

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B- Des énergies nouvelles pour un développement durable.



Pour contenir l'augmentation de la température au dessous de 2°C au cours du 21ème siècle, il faudra diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 dans les pays industrialisés.
Pour que cela puisse se faire il va falloir changer radicalement nos modes de vie et commencer à limiter nos émissions en mettant en place des politiques énergétiques qui permettront le développement des énergies renouvelables et l'amélioration de l'efficacité énergétique.

Bien évidemment personne ne s'attend à ce que l'économie mondiale parvienne à se passer des énergies fossiles dans les prochaines décennies. Il s'agit donc d'ouvrir une nouvelle phase dans l'histoire de l'ère industrielle, durant laquelle les énergies renouvelables viendront s'ajouter aux énergies fossiles, dont le poids dans le total énergétique mondial viendra à diminuer petit à petit.

Le défi est de taille car on part de loin même si aujourd'hui les énergies renouvelables pèsent déjà 13.1% dans l'approvisionnement énergétique mondial.

Quelles sont ces énergies renouvelables ?
On en récence trois de nature différentes : l'hydroélectricité ; les « nouvelles énergies renouvelables » (géothermie, solaire, éolien) ; la biomasse (principalement le bois et les déchets urbains, agricoles ou animaux).

• L'énergie hydroélectrique. Cette énergie a un potentiel de développement important car un quart seulement des grands réservoirs utilisés pour l'irrigation sont équipés de turbines génératrices d'électricité. Malgré son potentiel cette forme d'énergie présente l'inconvénient de ne pas être localisée nécessairement au bon endroit en matière de température. D'où des aménagements couteux aux conséquences écologiques discutables (lignes haute tension). L'hydroélectricité a en fait reculé en passant du 2ème rang des sources d'électricité mondial au 4ème en cinq ans.

• Les énergies solaire et éolienne. Ces sources d'énergie sont utilisées localement ce qui est leur grand atout, et progressent rapidement. L'éolien bénéficie de technologies efficaces même si des progrès sont encore à venir dans l'efficacité des turbines. Son réel problème réside dans la limitation du nombre de sites qui disposent d'une météorologie suffisamment venteuse.



Pour l'énergie solaire les perspectives de croissance sont encore plus prometteuses.
Ce type d'énergie est bien adapté au chauffage domestique (même dans les zones peu ensoleillées). Quant à la production d'électricité (solaire photovoltaïque) cette source d'énergie est en passe de devenir économiquement compétitive pour les pays qui ont le plus investi (Japon, Californie)


• La biomasse. Cette forme d'énergie reste le dossier le plus complexe. La biomasse par exemple consiste à concevoir un chauffage urbain à partir de la valorisation des déchets ménagers ou un réseau de distribution de gaz en ville par fermentation des déchets agricoles, ou encore à remplacer l'essence par de l'éthanol dans les réservoirs de voitures. Son utilisation nécessite la modification de nombreuses infrastructures. D'autre part, cette énergie n'est pas forcément si respectueuse que cela de l'environnement. Le cas des agro carburants démontre que la limitation des émissions de gaz à effet de serre est contrebalancée par des cultures intensives qui ne pourraient qu'accroitre d'autres inconvénients (pesticides, érosion des sols).


Au final l'hydroélectricité est en panne ; l'éolien et le solaire sont en développement rapide mais sont partis de très bas, et la biomasse soulève des questions notamment environnementales.
Mais comment faire alors pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre ?
Pour cela il faut améliorer l'efficacité énergétique et encourager la sobriété énergétique en supprimant tous les gaspillages lourds et couteux à tous les niveaux de notre société et dans nos comportements individuels.
A cet égard, l'utilisation pertinente de l'énergie peut être considérablement améliorée, à niveau de vie égal. La simple application rigoureuse de réglementations existantes dans le bâtiment, les investissements dans les équipements électriques, les appareils ménagers ou les constructions à meilleur rendement sont des pistes à approfondir.
Combiné à une utilisation accrue des énergies renouvelables, cet effort dans la construction d'équipement (notamment immobilier) privilégiant une utilisation raisonnée de l'énergie disponible, constitue un enjeu majeur pour l'avenir.






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# Posted on Sunday, 27 January 2008 at 6:40 AM